Consultez ce blogue pour voir les articles courants concernant les documents des Archives du Manitoba datant de l’époque de la Première Guerre mondiale. Visitez les Archives du Manitoba pour voir les documents en personne.

Mai 2018 :

Le 28 mai 2018

Les effets de la guerre sur les fermes du Manitoba, mai 1918

Bien que plusieurs de nos billets de blogue mettent l’accent sur les lettres et les journaux de soldats, les effets de la Première Guerre mondiale ici au Manitoba sont également documentés dans d’autres types de documents conservés aux Archives du Manitoba. Dans les archives de Valentine Winkler, député de Rhineland et ministre de l’Agriculture et de l’Immigration dans le cabinet du premier ministre T. C. Norris pendant la Première Guerre mondiale, on trouve des documents très intéressants sur les effets de la guerre au Manitoba, particulièrement sur les fermes et les familles d’agriculteurs du Manitoba.

Dans notre billet de blogue du 27 novembre 2017, nous avons mis en vedette des lettres envoyées au premier ministre T. C. Norris, ou qu’il a écrites, concernant les effets de la conscription sur les fermes et les agriculteurs du Manitoba.

Une exception s’appliquant aux travailleurs agricoles avait été accordée pour la moisson de 1917 ainsi que pour les semailles de 1818, mais cette exemption a été retirée en avril 1918. En mai 1918, des agriculteurs écrivaient au ministre de l’Agriculture et de l’Immigration et député de Rhineland, Valentine Winkler, pour lui demander d’intervenir en leur nom.

Letter from Dr. McConnell to The hon. Wal Winkler, dated May 5th 1918. Sir/ I enclose a letter which Mr. Sandercock had me write for him and trust that you may be able to do something for him. I have also made application to Professor Reynolds. I do not think any explanation is necessary as you are aware of Mr. Sandercock's sterling qualities better than I can explain them. I have the honor to be a remain Sir, Yours &c.
Letter from T. Sandercock to The Hon. Valentine Winkler and Dr. McConnell. Dear Sirs/ I am in great trouble and I turn to you my friends for help. My youngest boy Thomas Goldwin Sandercock is now in Minto Barracks in C. Company and it leaves me in very bad shape. We have 700 acres of land 400 of which is under crop and there is only my wife and myself left on the farm. my health is not good in that I have a very bad shoulder which prevents me lifting and I can hardly harness the horses and I also have a double rupture that causes me lots of trouble. In addition I am getting to be an old man and cannot work as I formerly did. Goldwin was a first class worker and took the bulk of the hard work from off my shoulders. I have 25 head of cattle 13 head of horses, 56 sheep, and 10 pigs and that all means work and hard work. I thought that if you two men who know me and who know that I would do as much for our country in her time of need as any man would go to the Military authorirites and explain the case that surely some arrangement could be made that Goldwin could get off until this crop was taken off when if necessary some other arrangements could be made. Go personally as that is the only kind of thing that avails. Thanking you in anticipation and knowing that you will do what you can I remain yours &c.
Archives of Manitoba, Valentine Winkler fonds, Valentine Winkler correspondence, pages 2577-2578, P7642/7.

Le 5 mai, M. T. Sandercock de Morden a écrit à M. Winkler (par l’intermédiaire d’un Dr McConnell) pour lui demander de voir les autorités militaires afin que son plus jeune fils soit exempté pour travailler sur la ferme familiale. Le fils, Thomas Goldwin Sandercock, était déjà au casernement de Minto, mais son père avait désespérément besoin qu’il revienne parce qu’il n’était pas en bonne santé et avait 700 acres, dont 400 étaient cultivées, et il ne restait que lui et sa femme sur la ferme.

Nous ne savons pas si M. Winkler a communiqué avec les autorités militaires au nom de M. Sandercock, mais, selon les dossiers de services sur la Première Guerre mondiale conservés par Bibliothèque et Archives Canada, nous pouvons confirmer que Thomas Goldwin Sandercock a prêté serment le 14 mai 1918, a servi en France et a été libéré à l’été 1919.

Letter from Valentine Winkler. Winnipeg, May, 21st, 1918. TO WHOM IT MAY CONCERN: This is to certify that I have known Lawrence Godkin all his life, their family being neighbors of mine. His father died recently, and their farming operations are quite extensive. There is nobody at home now, except his mother, who I am informed is not at all well. If this boy is taken away from the farm I cannot see anything else but a calamity for his mother at home, as there is absolutely no one to look after the harvest. If there is a possible chance, in any way, in the interest of our Empire, I think it is necessary that this boy should be released to continue the farming operations that he has undertaken on this mother's farm. Minister of Agriculture and Immigration.
Archives of Manitoba, Valentine Winkler fonds, Valentine Winkler correspondence, page 2590, P7642/7.

Le 21 mai, M. Winkler a écrit une lettre appuyant une autre famille dans une situation similaire. Le père de Lawrence Godkin était décédé récemment et il ne restait que sa mère sur la ferme.

M. Winkler a écrit :

« if there is a possible chance, in any way, in the interest of our Empire, I think it is necessary that this boy should be released to continue the farming operations. »

Il existe un dossier de service de la Première Guerre mondiale pour un John Laurence Godkin, de Morden, au Manitoba, qui a prêté serment le 3 mai 1918 et a été libéré en janvier 1919. Il s’agit peut-être du même Lawrence Godkin mais nous ne pouvons en être certain.

On trouve de nombreux documents fascinants de l’époque de la Première Guerre mondiale dans les fonds et collections des Archives du Manitoba, documentant les effets de la guerre chez nous et ailleurs.

Conseil de recherche : Entrez « Valentine Winkler » dans la banque de données Keystone pour plus de renseignements.

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Le 22 mai 2018

Le S. S. Nascopie : navire de ravitaillement en temps de guerre dans l'arctique

Pendant la Première Guerre mondiale, le commerce des fourrures de la Compagnie de la Baie d’Hudson s’est poursuivi en Amérique du Nord. Un certain nombre de nos billets de blogue ont mis en vedette le bateau à vapeur Nascopie de la HBC et son rôle comme navire de ravitaillement en temps de guerre au service des gouvernements européens. (12 janvier 2015, 15 juin 2015, 10 juillet 2017, 2 octobre 2017)

Comme la plupart des navires de la HBC employés pour les affaires militaires, le Nascopie a également continué entre ses voyages outremer à effectuer ses tâches en tant que navire de ravitaillement pour les postes de la HBC situés dans l’arctique. Le 22 juin 1918, après avoir livré sa cargaison, le Nascopie a quitté le port russe d’Arkhangelsk en direction de Montréal où il est entré au bassin le 8 juillet. Il a quitté Montréal le 20 juillet et, après un bref arrêt à St. John’s, a commencé sa tournée des postes situés le long de la baie et du détroit d’Hudson le 27 juillet.

Bien que le Nascopie ait connu quelques expériences intenses au cours de ses traversées transatlantiques en temps de guerre, les expéditions du navire dans l’arctique se sont révélées tout aussi éprouvantes. Le 30 juillet 1918, Percival Patmore, commissaire du Nascopie, a écrit dans son journal :

Passed icebergs & in ice field all day. Cold wind. Put on all my winter clothing.

Deux jours plus tard, alors que le navire était ancré à Port Burwell, sur l’île Killiniq, à la pointe nord du Labrador, un coup de vent en après-midi a fait que le port s’est rempli de glace. L’équipage du Nascopie était en train de décharger la cargaison de bateaux plus petits pour le poste de la HBC de Port Burwell et ne pouvait plus retourner au navire. Le seul choix de l’équipage était de retourner au Nascopie à pied.

M. Patmore écrit :

diary entry
Hudson’s Bay Company Archives, Archives of Manitoba, Purser's diaries for the "Nascopie," "Pelican," "Baychimo," and "Bayeskimo,” 1 August 1918, HBCA RG3/8/1.

Many funny sights occurred when jumping from floe to floe, but all got safely back, though some were slightly wet when he or they missed (partly) a floe & in order to save themselves from a dunking, sprawled ¾ on the cake they intended to jump on & the other ¼ being in the water. At dark Capt. Mack, R. Parsons and self armed ourselves with broom handles & dragging a canoe along with us made for the shore. At times we had anxious moments, but thanks to the broom handles & canoe got to open water. By this time a gale of wind had sprung up, driving our canoe many times against the ice. We finally got ashore & proceeded to the Co.’s post, a distance of about 1 ½ miles up the harbor. Climbing over rocks & stubbing our toes caused many words to be used which are not in a dictionary.

Les Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson contiennent certaines cartes hydrographiques de l’amirauté qui montrent le tracé des voyages des navires de la HBC.

Voici une portion du tracé d’un voyage du Nascopie en 1918 qui montre le trajet du navire autour de la pointe nord du Labrador et son escale à Port Burwell, ainsi que des notes sur les événements mentionnés ci-dessus :

close up of map of Northern tip of Labrador and Ungava Bay
close up of top of map of Labrador, with handwritten note “July 30th to Aug. 1st 1918 { Field ice from Table Hill to C. Childey Gray Strait packed. Unable to get through. Entrance Hudson Strait field ice and moving with the tide. Icebergs numerous.”
Hudson’s Bay Company Archives, Archives of Manitoba, Hudson’s Bay Company Archives published maps and atlases collection, portion of track chart for Nascopie, 1918, HBCA G.5/34/1.

Le 11 novembre, jour de l’Armistice, le Nascopie a quitté Montréal en direction de Liverpool. Bien que la guerre ait été terminée, le navire a continué à transporter des marchandises vers le nord de la Russie pour les gouvernements européens jusqu’en 1921.

Conseil de recherche : Entrez « Journaux du commissaire » dans la base de données Keystone pour plus de renseignements sur les journaux de Percival Patmore.

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Le 14 mai 2018

Mina Mowat reçoit la Croix-Rouge royale au palais de Buckingham

Wilhelmina (Mina) Mowat Waugh est née en 1888. Elle a obtenu son diplôme de l’école de formation d’infirmières de l’Hôpital général de Brandon en 1913. Elle s’est enrôlée à titre d’infirmière militaire dans le Corps médical de l’armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale et a servi en Angleterre, en France et en Belgique. Elle est retournée en Angleterre après une blessure et a été affectée à l’hôpital Moore Barracks, à Shorncliffe, une fois guérie.

En 1918, Mina Mowat a reçu la Croix-Rouge royale de 2e classe, décoration qui reconnaît le dévouement d’une personne envers les tâches de soins infirmiers. Le roi George V lui a remis la Croix-Rouge royale au palais de Buckingham en juillet 1918. Toutes les femmes qui recevaient l’investiture étaient invitées à rencontrer la mère du roi, la Reine Alexandra, à Marlborough House après la cérémonie. Ces archives, soit un télégramme et une lettre, documentent les invitations de Mina Mowat à ces deux événements.

Le télégramme et la lettre font partie d’un album de coupures compilées après la guerre par son mari, Richard Douglas Waugh.

“Buckingham Palace. Nursing Section Mina Mowat. No 11 Can Gen Hosp Moore Shorncliffe. Your attendance is required at Buckingham Palace on Wednesday next the seventeenth  inst at ten ock indoor uniform with gloves please telegraph acknowledgement. Lord Chamberlain Ldn.” “Telegram from the Lord Chamberlain requesting attendance of Wilhelmina Mowat at Buckingham Palace where she was invested with the Royal Red Cross by His Magesty King George.”
unw lettre avec War Office, Whitehall, S.W.1 à M. Mowat. “Madam, I am directed to inform you that Her Majesty Queen Alexandra has expressed a wish that all ladies who attend an Investiture at Buckingham Palace to receive the decoration of the Royal Red Cross should afterwards proceed to Marlborough House to see her Majesty. I am accordingly to request that you will attend at Marlborough House at 12 noon on your return from Buckingham Palace. I am, Madam, Your obediant Servant. [signature]”
Archives of Manitoba, Waugh family fonds, Waugh family history scrapbook created by Douglas Waugh, [ca. 1900]-1934, P7973.

Conseil de recherche : Faites des recherches dans le fonds d’archives de la famille Waugh dans la base de données Keystone pour plus de renseignements sur les albums de coupures et autres documents de la collection.

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Le 7 mai 2018

« Rappelez-vous de nous là-bas » : Augusta Boulton, la Red Cross Society de Russell et la Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale a été un moment décisif pour la Croix-Rouge canadienne. Elle a été incorporée en 1909 par le gouvernement canadien pour servir d’organisation humanitaire principale au Canada. À la suite du déclenchement des hostilités en août 1914, le nombre de sections locales de la Croix-Rouge a augmenté partout au Canada au fur et à mesure que le nombre de membres croissait.

Les femmes, qui n’avaient pas le droit de se joindre à l’armée à ce moment-là, étaient particulièrement actives au sein de la Croix-Rouge. Augusta Boulton, de Russell au Manitoba, était active au sein de la Red Cross Society de Russell. Les archives familiales de Charles et Augusta Boulton conservées aux Archives du Manitoba comprennent des lettres de soldats qui avaient reçu des colis envoyés par Augusta dans le cadre de son travail au sein de la Red Cross Society de Russell.

une lettre avec Boyce Nicholson à Augusta Boulton
Archives of Manitoba, Charles and Augusta Boulton Family fonds, Boulton Family Correspondence 832-907, page 884, December 28, 1915.

Dans une lettre datée du 28 décembre 1915, Boyce Nicholson, un soldat servant outremer, a envoyé un mot de remerciement à Augusta.

It was an unexpected surprise to receive the Christmas parcel from Russell this morning, it is really awfully good of the [Red Cross] society to remember us over here.  …  Once again thanking you all for your kindness believe me.

letter avec A. George Smellie à Augusta Boulton
Archives of Manitoba, Charles and Augusta Boulton Family fonds, Boulton Family Correspondence 832-907, page 889 January 2, 1916.

Des colis étaient souvent envoyés aux soldats individuels, mais comme cela est souvent le cas en temps de guerre, il est possible qu’ils n’aient pas été là pour les recevoir. Lorsque cela se produisait, le contenu des colis était souvent distribué parmi les soldats de l’unité comme le montre cette lettre datée du 2 janvier 1916 de A. George Smellie :

Yesterday I received the parcel sent by the members of the Russell Red Cross [Society]. And I have distributed them to the best of my ability to the different addresses enclosed. The ones I could not find owners for I gave around among the boys.

Letter from Lieutenant O’Grady
Archives of Manitoba, Charles and Augusta Boulton Family fonds, Boulton Family Correspondence 832-907, pages 887-888 December 18, 1915.

En raison des traumatismes subis en temps de guerre dont les soldats font l’expérience, ces derniers décrivaient souvent leurs sentiments envers la Guerre comme le montre cette lettre datée du 18 décembre 1915 écrite par le lieutenant O’Grady :

We are still trusting that the war will go on to a satisfactory conclusion but it is hard work to make ones heart say so. To just go on with this endless killing, wounding and maiming of men is as hopeless a prospect as is possible to look forward to.

Tout au long de la Première Guerre mondiale, la Croix-Rouge a envoyé des fournitures médicales, des chaussettes, des écharpes, des chandails et d’autres articles de vêtement. À part de donner de grosses sommes d’argent aux réfugiés et aux sociétés de la Croix-Rouge locales comme celle de Russell, la Croix-Rouge emballait des colis de nourriture pour les prisonniers de guerre. En plus de la correspondance d’Augusta Boulton, les Archives du Manitoba comprennent également les dossiers de la division manitobaine de la Croix-Rouge.

Conseil de recherche : Dans la base de données Keystone, entrez « Boulton » comme terme de recherche pour trouver le fonds d’archives familiales de Charles et Augusta Boulton. Entrez également les termes « Canadian Red Cross » pour trouver les archives de la division manitobaine de la Croix-Rouge.

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